Sophie Guyot

Sophie Guyot

Sophie Guyot

Diététicienne et praticienne en psychologie positive

Diététicienne et praticienne en psychologie positive

Comment apaiser les grignotages ?

Comment apaiser les grignotages ?

Comprendre les Grignotages

Comprendre les Grignotages

Il est 21h. La maison est enfin calme, la journée de travail est derrière vous, et la charge mentale commence doucement à redescendre. C’est souvent à cet instant précis, alors que vous aviez décidé le matin même de « rester sage », qu’une impulsion irrépressible vous pousse vers le placard. Une main sur le chocolat, l’autre sur un biscuit, et soudain, la même petite voix qui tourne en boucle : « Je n’ai aucune volonté ».

Cette culpabilité, je la rencontre chaque jour en cabinet. On a fini par croire que l'alimentation était une affaire de discipline, de force de caractère, voire de morale. Pourtant, je vais vous dire une chose essentielle : si vous grignotez, ce n’est pas parce que vous êtes « faible ». C’est parce que votre corps et votre cerveau sont incroyablement bien programmés pour vous protéger.

La biologie du grignotage : quand le cerveau prend le relais

Pour comprendre pourquoi la volonté nous lâche, il faut regarder du côté des neurosciences. La volonté n'est pas un trait de caractère inépuisable, c'est une ressource cognitive limitée que l'on appelle, en psychologie, le cortex préfrontal. C’est lui qui gère vos décisions, votre logique et votre self-control.

Le problème ? Après une journée passée à trancher des problèmes, à gérer des imprévus ou à contenir vos émotions, ce "muscle" de la volonté est épuisé. C’est ce qu’on appelle la fatigue décisionnelle. Le soir venu, le cortex préfrontal rend les armes et laisse la place au système limbique, le siège de vos émotions et de la recherche de récompense immédiate.

À cela s'ajoute une réalité biologique souvent ignorée.

  • Le cri d'alarme énergétique : Si vous avez trop peu mangé dans la journée ou si vos repas étaient déséquilibrés, votre glycémie chute. Votre cerveau envoie alors un signal d'urgence absolue pour obtenir du glucose rapide. Le grignotage n'est plus un choix, c'est une commande de survie métabolique.

  • Le rôle du cortisol : Le stress chronique maintient un taux élevé de cortisol dans votre organisme. Biologiquement, cela pousse votre corps à réclamer des aliments denses (gras et sucrés) pour apaiser votre système nerveux et fabriquer de la sérotonine, l'hormone du bien-être.

Pourquoi "se retenir" ne fait qu'aggraver les choses

On nous a appris que pour arrêter de grignoter, il fallait se contrôler davantage. En réalité, c’est souvent ce contrôle même qui crée le désordre. En TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales), nous étudions de près la restriction cognitive. C’est ce mécanisme qui fait que, dès que l’on s’interdit un aliment, le cerveau finit par ne plus voir que lui.

Plus vous vous dites « je ne dois pas manger de chocolat », plus l'image du chocolat s'imprime avec force. Et lorsque vous finissez par céder (car la biologie finit toujours par gagner), le jugement de soi s'installe. On se sent nulle, on se déçoit, et ce stress supplémentaire déclenche... un nouveau besoin de grignoter pour se calmer. C'est un cercle vicieux où la volonté n'a aucune prise.

D’un point de vue philosophique, il est intéressant d’observer comment notre société nous a poussés à traiter notre corps comme un adversaire à dresser, une machine qu'il faudrait brider. On oublie qu'un corps qu'on insulte ou qu'on prive finit toujours par se rebeller.

Vers une enquête douce : sortir du contrôle pour l'écoute

Sortir du grignotage compulsif ne demande pas plus de force, mais plus de douceur et de compréhension. L'idée est de passer du mode « contrôle » au mode « enquête ».

Au lieu de vous battre contre l'envie, on peut essayer de comprendre quelle faim s'exprime à travers ce grignotage.

  • Est-ce une faim de l'estomac ? (Ai-je assez mangé aujourd'hui ? Mon dernier repas était-il satisfaisant ?)

  • Est-ce une faim du cœur ? (Ai-je besoin de réconfort, de tendresse, ou de combler un vide après une journée difficile ?)

  • Est-ce une faim de la tête ? (Mon cerveau a-t-il simplement besoin d'un "sas de décompression" pour marquer la fin du stress ?)

Dans une approche de santé globale, la solution n'est pas de supprimer le grignotage, mais de désamorcer l'urgence. Cela passe par le fait de nourrir son corps suffisamment en amont et, surtout, de s'autoriser le plaisir sans condition. Le plaisir est le meilleur régulateur de l'appétit : lorsqu'un aliment n'est plus interdit, il perd son pouvoir obsessionnel.

Le mot de Sophie

La volonté est un outil formidable pour mener des projets ou apprendre une langue, mais c'est un très mauvais outil pour gérer notre relation à l'alimentation. On ne soigne pas un comportement alimentaire en se faisant violence. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de discipline de fer, mais de stratégies douces et d'une profonde bienveillance envers nous-mêmes. Vous n'êtes pas en échec parce que vous grignotez ; vous êtes simplement une femme qui cherche à s'apaiser dans un monde qui demande parfois beaucoup. L’enquête continue, un pas après l’autre, avec curiosité plutôt qu'avec jugement.

Il est 21h. La maison est enfin calme, la journée de travail est derrière vous, et la charge mentale commence doucement à redescendre. C’est souvent à cet instant précis, alors que vous aviez décidé le matin même de « rester sage », qu’une impulsion irrépressible vous pousse vers le placard. Une main sur le chocolat, l’autre sur un biscuit, et soudain, la même petite voix qui tourne en boucle : « Je n’ai aucune volonté ».

Cette culpabilité, je la rencontre chaque jour en cabinet. On a fini par croire que l'alimentation était une affaire de discipline, de force de caractère, voire de morale. Pourtant, je vais vous dire une chose essentielle : si vous grignotez, ce n’est pas parce que vous êtes « faible ». C’est parce que votre corps et votre cerveau sont incroyablement bien programmés pour vous protéger.

La biologie du grignotage : quand le cerveau prend le relais

Pour comprendre pourquoi la volonté nous lâche, il faut regarder du côté des neurosciences. La volonté n'est pas un trait de caractère inépuisable, c'est une ressource cognitive limitée que l'on appelle, en psychologie, le cortex préfrontal. C’est lui qui gère vos décisions, votre logique et votre self-control.

Le problème ? Après une journée passée à trancher des problèmes, à gérer des imprévus ou à contenir vos émotions, ce "muscle" de la volonté est épuisé. C’est ce qu’on appelle la fatigue décisionnelle. Le soir venu, le cortex préfrontal rend les armes et laisse la place au système limbique, le siège de vos émotions et de la recherche de récompense immédiate.

À cela s'ajoute une réalité biologique souvent ignorée.

  • Le cri d'alarme énergétique : Si vous avez trop peu mangé dans la journée ou si vos repas étaient déséquilibrés, votre glycémie chute. Votre cerveau envoie alors un signal d'urgence absolue pour obtenir du glucose rapide. Le grignotage n'est plus un choix, c'est une commande de survie métabolique.

  • Le rôle du cortisol : Le stress chronique maintient un taux élevé de cortisol dans votre organisme. Biologiquement, cela pousse votre corps à réclamer des aliments denses (gras et sucrés) pour apaiser votre système nerveux et fabriquer de la sérotonine, l'hormone du bien-être.

Pourquoi "se retenir" ne fait qu'aggraver les choses

On nous a appris que pour arrêter de grignoter, il fallait se contrôler davantage. En réalité, c’est souvent ce contrôle même qui crée le désordre. En TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales), nous étudions de près la restriction cognitive. C’est ce mécanisme qui fait que, dès que l’on s’interdit un aliment, le cerveau finit par ne plus voir que lui.

Plus vous vous dites « je ne dois pas manger de chocolat », plus l'image du chocolat s'imprime avec force. Et lorsque vous finissez par céder (car la biologie finit toujours par gagner), le jugement de soi s'installe. On se sent nulle, on se déçoit, et ce stress supplémentaire déclenche... un nouveau besoin de grignoter pour se calmer. C'est un cercle vicieux où la volonté n'a aucune prise.

D’un point de vue philosophique, il est intéressant d’observer comment notre société nous a poussés à traiter notre corps comme un adversaire à dresser, une machine qu'il faudrait brider. On oublie qu'un corps qu'on insulte ou qu'on prive finit toujours par se rebeller.

Vers une enquête douce : sortir du contrôle pour l'écoute

Sortir du grignotage compulsif ne demande pas plus de force, mais plus de douceur et de compréhension. L'idée est de passer du mode « contrôle » au mode « enquête ».

Au lieu de vous battre contre l'envie, on peut essayer de comprendre quelle faim s'exprime à travers ce grignotage.

  • Est-ce une faim de l'estomac ? (Ai-je assez mangé aujourd'hui ? Mon dernier repas était-il satisfaisant ?)

  • Est-ce une faim du cœur ? (Ai-je besoin de réconfort, de tendresse, ou de combler un vide après une journée difficile ?)

  • Est-ce une faim de la tête ? (Mon cerveau a-t-il simplement besoin d'un "sas de décompression" pour marquer la fin du stress ?)

Dans une approche de santé globale, la solution n'est pas de supprimer le grignotage, mais de désamorcer l'urgence. Cela passe par le fait de nourrir son corps suffisamment en amont et, surtout, de s'autoriser le plaisir sans condition. Le plaisir est le meilleur régulateur de l'appétit : lorsqu'un aliment n'est plus interdit, il perd son pouvoir obsessionnel.

Le mot de Sophie

La volonté est un outil formidable pour mener des projets ou apprendre une langue, mais c'est un très mauvais outil pour gérer notre relation à l'alimentation. On ne soigne pas un comportement alimentaire en se faisant violence. Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de discipline de fer, mais de stratégies douces et d'une profonde bienveillance envers nous-mêmes. Vous n'êtes pas en échec parce que vous grignotez ; vous êtes simplement une femme qui cherche à s'apaiser dans un monde qui demande parfois beaucoup. L’enquête continue, un pas après l’autre, avec curiosité plutôt qu'avec jugement.

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Mira Solenne

SOphie Guyot - DIÉTÉTICIENNE

spécialisée EN ALIMENTATION PSYCHO POSITIVE

spécialisée PSYCHO POSITIVE

J’accompagne les femmes qui souhaitent retrouver une relation plus sereine avec leur alimentation, leur corps et leur santé, en sortant de la lutte et du contrôle.

J’accompagne les femmes qui souhaitent retrouver une relation plus sereine avec leur alimentation, leur corps et leur santé, en sortant de la lutte et du contrôle.